South Australia – part 2

Je disais donc qu’ils auraient pu être français; qui ? Les Australiens ?

Je me suis permis de tirer la conclusion de cette histoire, du site myfrenchlife.org car je ne saurais faire mieux:
La France, prise dans une course avec son éternel rival aux ambitions démesurées, est toujours arrivée en retard mais fait figure de bon perdant.

L’histoire est pourtant belle et se déroule en trois temps.

  1. La découverte; la France arrive un peu après James Cook (1770) et le 30 mars 1772, prend possession au nom du roi de France Louis XV d’une partie des côtes de l’est.
  2. La colonisation; Louis XVI nomme La Pérouse à la tête d’une l’opération en Terre Australe qui démarre  à bord de la Boussole et de l’Astrolabe en 1785. Là encore, ils arrivent deuxième à quelque jours près, mais il n’est pas du tout certain qu’il y avait côté français ambition de conquête.
  3. Et enfin, la cartographie; En 1802, deux explorateurs, l’un français et l’autre anglais se rencontrent dans le sud de l’Australie appelée encore Nouvelle Hollande , à un endroit qui depuis a été baptisé Encounter Bay, au sud d’Adelaide. Ces deux hommes ont été envoyés en Australie pour finir une cartographie détaillée du continent australien.
    Les deux font le job, celle de Baudin tombe un peu dans l’oubli, celle du Capitaine Matthew Flinders, concurrent du Français, devient officielle. Il reste quelques noms français par-ci par-la (e.g. Fleurieu Peninsula) mais la très grande majorité des noms ont été remplacés par ceux de l’anglais.

… Et voilà pourquoi ces braves australiens ne savent pas faire à manger. Désolé pour cette mauvaise fois ! Bien que…

Voilà pour la partie historique, mais revenons aux highlights de notre visite de la peninsule d’Eyre; Certains magasines n’hésitent pas à titrer: « le secret le mieux gardé d’Australie ».
Bien que nous soyons dans le monde du superlatif, ce n’est pas totalement faux.

Commençons par Port Lincoln, la plus grande ville de la péninsule, pas forcément la plus jolie, mais toutes les activités sont dispos. En plus, Coffin Bay qui est une petite ville charmante est à seulement 30 minutes. Un combo gagnant pour passer une petite semaine pour nous mais on aurait pu facilement passer plus de temps.

Il y a les deux parcs de port Lincoln et de Coffin Bay qui valent le détour, et on trouve également des sanctuaires pour les animaux en voie d’extinction comme le koala ou d’autres qui auraient besoin de se ressourcer!

Nous on a fait l’aventure en VTT électrique, un vrai bonheur.

C’est aussi l’endroit pour plonger avec les otaries, les requins et les dauphins en mode totalement sauvage … ainsi que l’endroit où l’on peut observer les baleines à la bonne période… Idem pour les seiches géantes, mais c’est un peu plus au nord. Pour nous ç’était les otaries ou sea lions…

Streaky bay, c’était le point de chute sur la côte est pour les plages à couper le souffle, le long des falaises (mais faut descendre et surtout remonter) ou dans des baies (Venus, Smoky) ou Elliston et le long de la great ocean tourist drive …
En général, l’eau était relativement fraîche mais il y a des courants chauds par moment ou alors des petites bassines rocheuses, chauffées toute la matinée par le soleil; Ce sont des endroits magiques pour se prélasser… Et évidemment il n’y a jamais personne, ni sur les plages ni dans les bassines, donc même si tu as oublié ton maillot de bain, il y a matière à improviser…

Bon, il est temps de revenir sur ces fameux lacs roses qui font la fierté de l’Australie méridionale. L’incroyable couleur des lacs est le résultat de millions de micro-organismes minuscules qui produisent du bêta-carotène, les rendant roses lorsqu’ils prospèrent, et ils prospèrent quand l’eau est très salée.
Malheureusement pour nous et heureusement pour l’agriculture australienne, l’hiver et le début du printemps ont été extrêment pluvieux et la dilution de l’eau a fait que le rose était plus proche du brun. Sur la photo on voit bien l’idée du truc, un côté de la route en rose et l’autre en bleu.

 

En principe ça devrait donner ça.

Mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups ! Le premier est le lake McDonnell et le second le lake Bumbunga. Heureusement qu’il reste les emeus et les moulins à vent de Penong.
Plaisanterie mise à part, c’était quand même une journée très réussie avec les superbes plages de Cactus et le pique-nique à Ceduna.

On ne s’est pas découragé et on a continué à photographier dans l’avion entre Adelaide et Sydney… avant retouche et avec une légère retouche …. faut persévérer… Y a de l’idée, non ?

 

L’Australie d’aujourd’hui, est un pays très jeune, on peut même dire très très jeune. Pour rappel, les dates ci-dessus… les Etats-Unis en comparaison font presqu’office de vieille nation.
En résumé, la seule chose que les Australiens ont vécu dans leur pays c’est l’équivalent de la ruée vers l’or américaine et ils cultivent la nostalgie de ces premiers colons et il faut reconnaitre qu’ils y arrivent très bien et ça rend l’expérience touristique très plaisante.

Il y a principalement deux approches: celle de mettre en valeur tous les vieux trucs, on dira vintage où qu’ils se trouvent dans le pays.Et comme la place n’est pas un problème en Australie, ça réserve des petites surprises en permanance pour celui qui prend le temps de naviguer dans ces étendues infinies, à l’échelle du touriste.

L’autre approche, on l’a retrouve plus dans les villes, surtout Adelaide, c’est de mettre en valeur les vieilles constructions en les intégrant dans une modernité.
Ce qui vient rajouter une touche super sympa, c’est la présence des peintures murales dans tous le pays même dans les toutes petites villes.

Enfin, si vous voyagez au printemps, comme nous, la nature majestueuse et les fleurs ominiprésentes complètent le décor.

L’

On en verra plus dans l’article sur Adelaide, le dernier de notre aventure australienne… avant d’aller fêter Noel en Nouvelle-Calédonie.

Ils sortent leur déco de Noel très tôt en Australie, faut bien ça pour se mettre dans l’ambiance quand il fait 30 degrés.

2 réflexions sur “South Australia – part 2

Laisser un commentaire