Bali, l’île des dieux – part 1

Pour vous parler de Bali, sachez que nous avons suivi un itinéraire qui est passé par toute l’île à l’exception de la partie ultra balnéaire que tout le monde connait. Au dernier moment nous avons été également obligés de contourner la zone rouge du mont Agung, à priori au bord de l’éruption.

Si l’île est toute petite elle est d’une richesse incroyable et est très dépaysante en particulier pour des occidentaux.
En effet, Bali avec ses 85% d’hindous est très attachée à sa religion en premier lieu pour des raisons spirituels mais aussi car Bali reste un îlot d’Indonésie au sens propre et figuré. En effet, l’Indonésie est le plus grand pays musulman du monde avec une part d’environ 87% de sa population.
Nous avons pris le temps de visiter, les plus beaux temples le plus souvent édifiés à l’initiative d’un des anciens rois à l’origine des huit régions de l’île.

  • Taman Ayun a été érigé par le roi I Gusti Agung Anom de l’ancien royaume de Mengwi. C’est au fond du temple que se trouve la deuxième enceinte et en particulier ses élégants mérus alignés.
  • Le Tanah Lot serait l’œuvre de Nirartha, un prêtre du xve siècle. Le temple de Tanah Lot devint une référence dans la mythologie balinaise. C’est un des sept temples de la mer de Bali. Ces sept temples sont construits le long de la côte de telle sorte qu’on puisse toujours apercevoir le prochain depuis le précédent.
  • Les 10 mémoriaux royaux de Gunung Kawi aussi appelés Candi sont sculptés sur la paroi du canyon dans d`impressionnantes niches de 8m de haut.
    Il s’agit des tombes du roi Udayana et de sa famille, édifiées aux Xe siècle.
  • Le majestueux temple d’Ulun Danu se trouve sur le lac Beratan. Le Temple Ulun Danu a été construit en l’honneur de la déesse Danu, la reine de l’eau, des lacs et des rivières.
    Le style du bâtiment suit la croyance de Trimurti; Trois couleurs sacrées pour les trois dieux: la première couleur est le rouge et correspond au seigneur Brahma, le Créateur. La seconde, le noir est le symbole du seigneur Vishnu, gardien de l’équilibre et conservateur de l’univers. Finalement, le blanc pour le dieu Shiva, le Destructeur.

Restons un moment à la religion … Tout d’abord elle est omniprésente mais d’une douceur et d’une bienveillance qui donne envie de s’y plonger corps et âmes.
Les Balinais s’identifient à l’hindouisme. Cependant l’hindouisme balinais, très marqué par des survivances animistes, a été depuis l’origine très respectueux de l’environnement en prônant la vénération des dieux et déesses derrière les phénomènes naturels. Aujourd’hui l’afflux délirant du tourisme et peut être la disparition de certains repères originels dans la population crée une pollution de plus en plus visible.
Si les balinais vénèrent la même trinité divine –Brahma, Shiva et Vishnou– ils ont, à la différence des hindous indiens, un dieu suprême, Sang Hyang Widi. Les pratiques religieuses varient même d’un village balinais à l’autre, en raison des anciennes croyances animistes, qui, basées sur des forces naturelles, ne sont jamais tout à fait les mêmes en différents lieux.

Notre guide nous a amené toute une journée dans un village qui a pris l’initiative de fonctionner en « portes ouvertes » pour les touristes. Ils ont su faire cet exercice de style avec une grande simplicité et un professionnalisme incroyable.

Nous avons eu l’occasion de visiter l’école du quartier dans un premier temps.

Nous avons ensuite été invités chez une famille où cohabitent 4 générations avec les anciens qui préparent l’artisanat pour la cérémonie et les plus jeunes qui s’affairent à la préparation du repas de midi.
Deux hommes, un peu plus loin dans le jardin bichonnent leur coq, déjà bien amochés de mon point de vue, pour le prochain combat.

La famille, comme de nombreux balinais du centre de l’île, vivent en bonne partie de l’agriculture pour leurs propres besoins ainsi que pour le commerce. Nous voilà donc en route pour labourer les rizières et planter le riz.

 

Après tous ces efforts nous pouvons gouter le fruit de notre labeur en dégustant dans un premier temps la succulente noix de coco et ensuite en participant à un repas traditionnel tout simplement divin.

J’imagine que nous avons eu de la chance car nous étions quasiment seuls toute la journée. Personne n’a pu le confirmer catégoriquement sur l’ile mais j’ai le sentiment que l’éruption imminente du volcan a du dissuader beaucoup de touristes.

La nourriture est en grande partie à base de riz. Il est produit un peu partout sur l’ile et lorsque cette production est combinée à un environnement naturel hors du commun, cela donne un village qui fait partie du patrimoine mondial de l’humanité. Il s’agit de Jatiluwih.

Et le meilleur reste à venir dans la 2éme partie d’ci quelques jours avec des cascades à couper le souffle, des plages incroyables et forcément quelques temples …

 

 

 

 

2 réflexions sur “Bali, l’île des dieux – part 1

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