Dear Nelson

Dans le cadre de l’éducation des enfants (aujourd’hui ado et adulte), J’ai toujours eu des marottes ou plutôt selon moi des éléments de langage servant de repères; quelques citations qui m’aident à définir le cadre, les valeurs qui me semblent importantes à transmettre. Vous en connaissez déjà une qui est la phrase clée du blog.

Il y a aussi quelques poèmes. Lors du premier tour du monde le poème If de Rudyard Kipling nous a accompagné pendant les 12 mois. Nous avions également en poème de chevet, celui écrit par William Ernest Henley: Invictus.

Dans la voiture, en discutant avec Inès de son futur, j’ai remis une nouvelle fois l’ouvrage sur le métier et nous avons disserté sur la manière d’envisager le futur et l’importance d’accepter l’effort et les sacrifices associés. Et je dis bien accepter, je devrais d’ailleurs dire accueillir, apprivoiser.
L’effort fait parti de la vie et en raison de son omniprésence dans la réalisation des objectifs, il ne peut pas être subit.

Tout ceci pour dire qu’une de mes phrase favorite m’est revenu à l’esprit. Etant donné quelle est issue du poème préférée de Nelson Mandela, elle est dans l’air du temps, je vous propose la version intégrale ci dessous.

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Le texte original pour les anglophones

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate,
I am the captain of my soul.

Par ailleurs, en discutant à gauche et à droite, les tensions sociales sont fortes dans le pays et la corruption de l’ANC n’y est pas pour rien. Comme il s’agit du parti historique de Mandela, les gens continuent de voter pour lui mais un peu d’alternance ne ferait pas de mal. Et par dessus tout, ce pays a des ressources et un potentiel incroyable, mails il part de loin et le travail doit être fait sur plusieurs générations…. par l’éducation des masses; la boucle est bouclée.

2 réflexions sur “Dear Nelson

  1. un classique que je n’avais pas entendu depuis longtemps et qui pourtant, prend chaque jour plus de sens; « je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme »! merci papa philosophe d’être dans ma vie, même à distance…

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