Alexandrie, Alexandra

Difficile de trouver quelqu’un qui nous a conforté dans notre envie d’aller visiter l’Alexandrie égyptienne, l’une des nombreuses villes crées par Alexandre le Grand. Même les guides papiers ne font pas de zèle et pourtant nous avons passé deux jours délicieux; dans la vieille ville, grâce à un très bon guide ! – c’est absolument fondamental.

Il faut reconnaitre que les traces de l’histoire millénaire de cette ancienne ville ont malheureusement quasi disparues: du phare antique à la bibliothèque, lumière du monde antique.

   

Les traces du cosmopolitisme ont également été mises à mal par les réformes de Nasser; mais dans la tête des gens et surtout celle de notre guide tout est encore bien présent: une ville ouverte sur la mer, et par conséquent ouverte sur le monde. Tout ceci se retrouve dans l’immense souk de l’ancien centre ville, avec ses cafés grecques, ses pâtisseries et boulangeries françaises, ses églises coptes et ses mosquées sur deux étages avec les échoppes en bas et la mosquée en haut.

Juste à coté du souk longeant la rade nous allons également encore pouvoir observer les vestiges de l’architecture art déco avec en particulier quelques hôtels historiques dont le notre.

   

Petite précision: on parle de grec, français mais ce sont évidemment de vielles références mais aujourd’hui tout le monde est égyptien.

Les 150 années d’occupations anglaises ont laissées moins de traces que les 3 ans de la campagne égyptienne de Bonaparte qui s’est présenté en Egypte avec 2 armées; l’armée traditionnelle et l’armée des centaines de scientifiques qui ont cartographié de long en large toute l’Egypte avec en point d’orgue le décryptage des hiéroglyphes.

Tout ceci est mis en partie à disposition par la nouvelle librairie d’Alexandrie qui même si elle n’a pas le lustre et l’histoire de ses ancêtres, est une œuvre architecturale magistrale et recèle un trésor d’informations de toutes sortes. Elle fait d’ailleurs office de bibliothèque pour les 160 000 étudiants d’Alexandrie mais aussi de musées (livre anciens, peintures et sculptures modernes, grandes figures égyptiennes), de palais des congrès et de centre de recherche.

 

Les gens font le reste et continuent de véhiculer cette culture millénaire malgré, une fois de plus une grande pauvreté et une ville, il faut le reconnaitre un peu sale. C’est dans le souk que toute ce savoir vivre, l’art de l’accueil et la vie en commun peuvent le mieux être observés. La diversité, le respect mutuel et le sourire sans jamais être envahissants règnent. Je ne vise personne mais d’autres grands centres d’échanges pourraient s’en inspirer.

En conclusion, sans être agoraphobe, je ne suis pas un grand fan de ces lieus avec forte concentration de personnes… mais ici je me suis senti comme à la maison… et cerise sur le gâteau nous étions quasiment les seuls touristes.

 

Sinon, il y a quand même un truc un peu de communiste ici, surtout dans les vieux hôtels « palace » du bord de mer dont le notre. On aurait pu se croire de retour à Cuba par moment. Une floppée d’employées ultra spécialisés, un gars pour ouvrir les parasoles, un gars pour remettre du beurre, un gars qui nettoie les petites taches etc… par contre si t’as besoin d’ouvrir ton parasole et le gars n’est pas là, ils vont tous se mettre en mouvement pour essayer de le retrouver mais personne ne vas t’aider même après un certain temps. Un exemple parmi des dizaines…

En plus l’abondance n’existe pas, plus depuis bien longtemps. Donc avec un couteau à pain pour les cuisines, les gâteaux et le pain, je te laisse imaginer s’il se perd. Toutes les fourmis de la ruches paniquent et court dans tous les sens. Mais bon on est en vacances et on a du temps.

 

 

 

 

 

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