Et de trois ….. (articles pour ceux qui ne suivent pas 😉 )
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en Nouvelle-Calédonie il n’est pas nécessaire de se creuser les méninges pour trouver des anecdotes car elles te tombent dessus très régulièrement sans rien demander !
Je vous en avais déjà raconté deux, dans l’article intitulé « Meli-melo en NC » (je vous mets le lien pour ceux que ça intéresse …. Mais non je plaisante, j’ai à peine pu ouvrir ce document word, donc vous imaginez bien que je n’envisage pas d’essayer de mettre un lien 😉, quoique, si ledit lien pouvait être affilié et me rapporter une fortune, je ferais peut-être l’effort) ! Ca recommence, 4 lignes et je m’égare déjà.
Donc revenons en à mon article. A peine remise de mes émotions, de poids de valises, de passeport, que c’était le moment de quitter Bourail et son magnifique Lodge dans un coin de verdure paradisiaque; je sais j’écris souvent paradisiaque mais là vraiment c’est plus qu’adapté (d’ailleurs mon assistant 😉 vous a je crois déjà publié une ou deux photos, mais il en remettra une petite couche à ma demande histoire que vous vous rendiez compte par vous-même de la véracité de ce que je raconte !

Entre temps nous avons fait la côte est et … Donc ce jour, le fameux jour ou la malédiction a démarré, notre destination était l’extrême pointe sud de l’île, non loin de Cap N’ Dua; pour vous la faire rapide, une route (bon plus une piste ….), un lodge et deux huttes… donc les choix se font pour vous…
Il faut savoir que jusqu’en Nouvelle-Calédonie mon assistant 😉 s’était occupé de toutes les réservations, mais surtout de toutes les recherches indispensables et parfois fastidieuses pour dénicher l’endroit idéal pour nous (un bureau pour Inès 😉, un bon rapport qualité/prix pour Mr et un certain confort pour…. tous 😉) et là après avoir réservé l’île des Pins, il en avait plein le …, euh non dit poliment il en avait un peu marre, car ici il y a peu d’offres, les prix sont très élevés et les critiques tripadvisor ou booking souvent mitigées.
Donc il a fait appelle à moi, comme on ferait appelle au GIGN dans une situation critique … (sorry c’est une family joke, donc elle vous échappera forcément 😉).
Après avoir fait quelques très bonnes trouvailles sur la côte est, nous devions rejoindre le grand Sud.
Avec l’aide de Google map je me rends compte qu’en km c’est no problemo, par contre niveau durée de trajet ça fait presque 5 heures.
Etant un peu perplexe, j’en parle à Mr qui me dit: non, non, aucun problème; on part après le petit-déjeuner et nous arriverons là bas pile à l’heure du check-in !
Une deuxième question de ma part à Mr concernait l’hôtel qui avait des notes assez basses sur booking et tripadvisor certes, mais où les gens écrivaient que vu le peu à louer, c’était presque le mieux et là idem non, non c’est bon! (…en gros je pense qu’il avait une série Netflix à terminer).
Donc, ce fameux jour, on quitte notre lodge, on s’arrête encore à la boulangerie tenue par un français pour boire le café et acheter du pain car au bout, du bout du monde il n’y a bien entendu pas de boulangerie.

NB: pour rappel, chose que notre suissesse qui écrit cet article a déjà oublié… ce fameux jour était le lundi 19, nous avions mis le réveil à 2:00 du matin, avons regardé la télé jusqu’à 5:30 et nous sommes recouchés en deuil, en l’occurence surtout Nessie et moi !!! En plus la malédiction avait commencé, 4 jours avant… pour jouer dans la mer, tu ne vas pas le croire mais le seul ballon dispo dans toutes les boutiques de Poindimié, c’était celui de l’Argentine. Ca nous a coûté ce jours là, encore plus après… mais on a quand même bien joué…

Ca y est elle peut reprendre; et pour une fois ce n’est pas Mme qui s’est égarée…
Arrivée à Nouméa, comme prévu, on prend le temps de faire des courses alimentaires pour les quatre jours qui viennent car…. Vous l’avez compris il n’y a pas la moindre petite épicerie non plus. Ensuite on se dirige vers la station essence et là on se dit, il y a trop de monde, on s’arrête dans la prochaine….. sauf que….
On arrive à la station suivante pas un chat !!! top on est trop malins ! et bien on a vite compris pourquoi il n’y avait personne. Le pompiste nous dit : vous n’êtes pas au courant, il y a une grève des transporteurs et la totalité des stations de Nouméa sont à cours de carburant…. Voilà, voilà..
Je regarde Google map, mon meilleur ami en tant que co-pilote et vois qu’il y a une station à 8 km dans la direction où nous devons aller. Ni une, ni deux on repart et là même de loin on sent que c’est foutu, les rideaux métalliques sont fermés.
A ce moment là, on se rend compte que notre seule option est de retourner à la première station service en espérant qu’il leur reste de l’essence.
Alors forcément, les nouvelles vont vite et lorsque nous sommes arrivés ce n’étaient pas trois-quatre voitures qui attendaient mais toute une colonne (à malin, malin et demi) 😉.
Là ni une, ni deux je dis à Dom
- Tourne tout de suite à gauche
- Non je ne peux pas c’est une ligne blanche continue, je dois aller faire le tour du rond point et revenir dans l’autre sens
- Non tu tournes, d’ailleurs j’ai pas l’impression qu’elle soit si continue que ça et en plus si tu fais le tour du rond point, tu rajoutes 10 voitures à la colonne …..
Ouf il m’a écouté. On se retrouve donc dans la queue; au loin 6 pompes nous attendent et là on commence à faire des statistiques en attendant que la colonne diminue et que notre tour se rapproche.
- On pourrait essayer la 4
- Tu plaisantes à la 4 il y a 3 pickups qui doivent avoir un réservoir de 100l chacun
- Ok alors, la 2 et si jamais au dernier moment on peut opter pour la 3..
Notre tour arrive et là, nous sommes bluffés; à chaque double pompe un gars s’occupe du carburant et le notre dépote grave, résultat on n’ a même pas attendu tant que ça et nous sommes prêts à repartir et j’ai envie de dire heureusement !!
On nous avait conseillé avant de partir dans le grand sud de faire des provisions (check), de faire le plein d’essence (check ouf !) et surtout de faire les 50 derniers km de jour car la piste est très mauvaise….
Sauf qu’entre le café, les courses et le gros contretemps de l’essence l’heure tournait vite. C’est donc sur les chapeaux de roues que nous avons repris la route, les kms diminuaient mais bizarrement pas la durée du trajet.
Vient le moment d’attaquer la piste; rapidement un premier passage de pont où l’eau passe un petit peu par-dessus, on traverse, pas de problème ;
vient rapidement un deuxième pont avec déjà plus d’eau et en sens inverse un de ces fameux pickup qui déboule comme une bombe (petit aparté mais important celui-là, le chemin mène à une usine de nickel et c’est la fin de journée pour bcp d’ouvriers… bien entendu tous équipés de voitures tous terrains) !
On a juste le temps d’ouvrir la fenêtre et de lui faire signe de s’arrêter et lui demander :
- Dites vous en pensez quoi, vous croyez qu’on passe avec notre voiture
- Oui, ça devrait le faire
- La route est dans cet état tout le long ou ça s’améliore ?
- Là le conducteur répond, ah non plus on avance, pire c’est….
En voyant mon regard de copilote à deux doigts du malaise, son passager rajoute…
- Non franchement ça va, c’est pas en bon état mais si vous ne traînez pas ça va le faire !!

Du coup, on repart un peu tendu, on roule à 20km/h, on se prend des nids de poule en veux tu en voilà, je dis à Dom de ralentir et de faire attention car je crains que le TCS 😉 n’intervienne pas par ici et je n’ose même pas envisager une crevaison.
Mon éternel optimiste me dit que franchement le coffre est rempli de victuailles, on a de l’eau donc ça va. Ca va ? faut le dire vite alors, car la pluie s’est mise à tomber et on n’y voit plus grand-chose !
Bon, on fini par arriver et là on ne va pas se mentir on est mitigé, le bungalow petite hutte tout de bois et de paille sent un peu, un peu tu plaisantes, beaucoup l’humidité, il n’y a pas de clim donc de la buée sur les vitres, les serviettes ont surement été lavées 2854 fois et ont une sale tête mais on tâche de rester positif et on s’installe pour un petit pique-nique…
Dieu soit loué j’avais oublié le pain dans la voiture et Inès en allant le récupérer dans la voiture a pu les éteindre à temps ! Après le repas nous passons rapidement à la réception (pas de wifi dans les chambres) pour regarder la météo des trois prochains jours…. On va finir en palme et tuba dans la chambre ils ont prévu trois jours de pluie…. Mais on reste positif, je sais on est très fort mentalement 😉
Là, je vois un monsieur qui a l’air d’être du coin avec son petit garçon et lui demande :
- Vous êtes d’ici , vous le sentez comment avec la météo ?
- J’habite à Paris, mais effectivement je suis d’ici et nous restons deux jours et franchement c’est un peu gênant pour les activités mais ça ne pose pas de problème pour la route
- Ok, si vous le dites
Sur ce on va se coucher, j’ai bien dit se coucher et pas dormir car entre l’oreiller en forme de brique, les branches de palmiers arrachées par le vent tombant sur le toit de la hutte et le brumisateur en pleine tête (oui car il y en a un qui avait eu la bonne idée d’ouvrir les baies vitrées pour amener un peu d’air…. 😉)
Résultat sol détrempé, drap encore plus humide et mon optimiste qui me dit
- Au moins pour une fois tu n’as pas eu trop chaud (laisse tomber)
Le lendemain matin aux aurores Dom part à la réception avec son ordi, ses notes, enfin tout son matos habituel en attendant qu’il puisse revenir dans la chambre et se faire un thé car Inès l’a menacé, et lui a interdit de faire chauffer la bouilloire, et encore plus de fouiller dans un sac plastique pendant dix minutes (sa spécialité 😉) avant 8heures du matin.
Ca rigole pas chez nous!
Peu de temps après, je le rejoins car je dois aller aux toilettes et que les nôtres sont bouchées depuis notre arrivée (un sketch non 😉). Il y aurait bien eu deux autres bungalows sauf qu’un venait d’être traité avec un insecticide anti termite et que l’autre avait une flaque d’eau au milieu de la chambre….
C’est donc en pyjama, sous la pluie, que j’ai enjambé les branches arrachées pendant la nuit pour utiliser les toilettes de la réception et tout ça avec le sourire (hihi … quand je vous dis que mentalement on est fort, vous pouvez me croire). Du coup, je m’attable à la réception avec Dom et là on se rend compte que les coups de fils d’annulation arrivent les uns après les autres à la réception …..
Pour couronner le tout le monsieur avec qui j’avais parlé hier vient me voir et me dit
- Ils annoncent vigilance orange pour 16 heures et je préfère ne pas prendre de risque car les pompiers ont dû intervenir plusieurs fois cette nuit car la route était bloquée et le niveau d’eau augmente. Nous ne voulons pas prendre le risque de rester coincés ici ! Je préférais vous en avertir….
C’est le moment où jamais de faire un petit debriefing; moi vous ne serez pas surpris ma petite voix intérieure me disait : c’est bon faut repartir et si tu réfléchis trop, il sera trop tard.
Celle de Dom lui disait partir ok, mais on est en pleine vacances presque tous les hôtels sont pleins et hors de prix, donc avant il faut rapidement voir si on trouve quelque chose sur Nouméa et à quel prix ; sans compter que la hutte coutait 200 euros la nuit;
si je plaisante ? non même pas… cet Eco Lodge était vraiment hors de prix et en plus il n’y a pas d’autres options et c’est bien pour ça qu’on avait fini par le prendre.
Je rassure Dom et lui dit que c’est sûrement possible d’annuler deux nuits et de n’en payer qu’une, il n’y croit pas trop ! Et bien si, la réceptionniste s’est tout de suite montrée compréhensive et a même appelé la gendarmerie pour avoir un dernier état des routes, service au top à ce niveau là.
C’était donc le moment de réveiller Inès 😉, non mais franchement le sommeil des ados, ça mériterait presque un article je vous le dis !!
Donc pendant que Dom essayait de trouver un hôtel, Inès et moi remballions nos affaires et chargions la voiture .
Ready pour l’aventure, on croise les doigts et on garde le sourire même si on n’est tous un peu tendu.
Il pleut, il y a un peu de brouillard par endroit et là arrive le premier pont complètement recouvert d’eau (voir photo), point positif devant nous un van dont le chauffeur descend et va au milieu du pont, (il a de l’eau jusqu’à mi-mollet) pour estimer la profondeur de l’eau et surtout la force du courant. Il nous dit que ça doit être bon et passe, il s’arrête un peu plus loin pour contrôler que nous passons nous aussi sans problème.
Un de moins, le périple continue en évitant les trous, les bas côtés inondés et le passage de ponts qui ressemblent maintenant à des rivières, je serre les fesses, le pilote est concentré au max et Inès de très bonne compagnie…. Dans les moments difficiles, tout le monde fait un effort 😉 même ceux qui ne sont pas du matin.
Lorsque je demande à Dom s’il a finalement trouvé un endroit pour se loger il me répond du tac au tac
- Oui un 200 m carré, avec trois chambres, cuisine…. Raz le bol des huttes !!!! on a bien rigolé…


En conclusion, je dirais qu’avec un grand soleil on aurait, sans aucun doute possible adoré l’endroit, plein de charme.
De plus il y avait pas mal de choses à voir mais les conditions n’étaient pas les bonnes (c’est le moins qu’on puisse dire 😉) pour apprécier cet endroit.
En conclusion, numéro deux, toujours se méfier des files d’attentes et je vous expliquerai pourquoi dans un autre article, j’ai le bout des doigts qui surchauffent.
C’était un peu l’aventure mais comme dans les films américains « tout est bien qui fini bien ! »
A bientôt
PS: j’ai failli oublier une autre péripétie, ben il y en a tellement que forcément 😉.
De retour à Nouméa, nous avons commencé à planifier notre séjour et quelqu’un nous avait vanté la beauté du parc de la rivière bleue.


C’est donc plein d’entrain que la veille du Réveillon nous nous sommes préparés pour y aller et là…. Impossible de déverrouiller la voiture….
Papa, ne me dis pas que tu as de nouveau laissé les feux allumés…. Et ben si !!
Faut dire qu’il avait déjà fait le coup une fois et heureusement, Inès était allée récupérer quelque chose dans la voiture et s’en était rendue compte ! De retour à la réception nous demandons si il y a un garage dans le coin; sur ce le manager arrive et nous dit qu’il connait quelqu’un et que s’il se trouve dans les parages il viendra nous dépanner ! (ouf, reouf….)
A peine 10 minutes plus tard le gars était là, la voiture démarrait et au moment de lui demander combien on lui doit, il me répond :
- Non non c’est tout bon, du coup je lui ai filé 20 euros en lui disant que c’était pour s’offrir l’apéro du Réveillon et le remercier de sa gentillesse.(grand-mi validerait 😉)
Je ne peux pas terminer cet article sans vous dire que le service payant dans les hôtels, les restaurants n’est pas forcément toujours génial et à la hauteur, car les gens ne sont tout simplement pas formés.
Par contre, la gentillesse et la serviabilité des locaux qui sont tellement spontanés et naturels font chaud au cœur. Alors un grand merci à tous ceux qui nous auront aidés ou tout simplement donné de bons conseils.


Comme si j’y étais, réellement ! Quel périple … Ici, tout va bien, voilà un Noël expédié, vivement le prochain ! Tout est bien allé et hier Mamie et Nina sont venues nous rendre visite et goûter avec Benoite et moi. Nous avons passé un bon moment. C’est Nina qui avait conduit la voiture ! Nous avons passé ensemble un tout bon moment, avons parlé des projets de Nina. Elle a du pain sur la planche en tout cas, mais il me semble, le courage qui va avec. Alors … A vous tous chers pérégrins, bonne suite de périple, soyez prudents et donnez-moi de vos nouvelles (c’est aussi valable pour le petit, hein petit ?). Renaude
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Tu nous connais bien donc facile d’imaginer 😂. Nina a osé s’aventurer dans le Jura…. Il est prêt pour le grand départ dans la vie, à tous les niveaux ! Je t’embrasse fort
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j’ai le jura dans les veines, mon sang circule juste pas très bien donc il fallait un petit temps d’adaptation avant de devenir pilote d’élite!
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Encore une qui m’a fait éclater de rire 😂😅
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Vous avez tous les quatre, un moral à toutes épreuves .Bravo à vous.
Bonne continuation.
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Je dirais que c’est de loin le plus important dans ce genre de périple !!!
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Si on se rappelle votre premier tour du monde, à peine quelques mois après le départ (le 11/11/2017 pour les férus de détails), nous avions droit à une magnifique radio du cubitus (?) de notre acrobatique rédactrice en chef 😱. Alors autant dire que vos péripéties actuelles c’est du pipi de minet 😎. Dom, il en faudra plus que 3 gouttes d’eau pour impressionner vos fidèles lecteurs. Moi, j’dis ça, j’dis rien… 😇
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Je sais, je sais… je pousse pourtant pour avoir un truc un peu plus spectaculaire, et faire décoler l’audience ! … mais rien à faire pour le moment 😀
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J’ai bien rigolé 😂 en lisant le commentaire en buvant min thé !!!
Qu’on ne compte plus sur moi pour les acrobaties, j’ai déjà tout donné 😅
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Ça fait des supers souvenirs..! Mais point trop n’en faut! Vive les 4 étoiles et les autoroutes 🤣🤣🤣 et merci pour le partage de vos aventures !
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😂😅 tout est si bien dit que pour une fois je n’ai rien à rajouter !!
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digne d’un script pour un one man show cet article!
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Salut Nini tout court 🥰😅
Le cinéma ça nous connait effectivement !!!
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Oui, en cinéma, on est pas mal !
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