Hokitika forever!

Je pense que sur nos 10 dernières chamailleries, 2/3 étaient liées à l’idée d’un projet de voyage de type camping car, campervan, campers ou plus simplement van pour partir en vacances.

Initialement nous en parlions car plusieurs couples d’amis se sont lancés dans l’aventure (merci les amis … ils se reconnaitront) et plus tard le sujet est revenu sur la table car l’Australie et la Nouvelle Zélande sont clairement des destinations Campers par excellence.

Les positions étaient les suivantes:

Olivia: trouve que c’est la liberté à tous points de vue; s’arrêter où l’on veut, planifier de manière insouciante, profiter plus aisément des levers et des couchers de soleil …une passion de madame.

Moi: je suis trop vieux pour ces conneries.

Néanmoins l’occasion fait le larron et à Hokitika, il y a très peu de logements lors de la saison des vacances mais il y en a un, un concept mixte entre la tiny house et le campervan… En gros il s’agit d’un vieux camping car qui a été restauré et posé dans les champs afin d’en faire un logement.
Je me dis pourquoi pas et je fais valider madame…
Pour notre petit, pas de validation, je connaissais déjà la réponse: je suis trop vieux pour ces conneries.

Le jour J arrive et voilà ce qu’on trouve … plutôt pas mal.

Ensuite on passe la première nuit. Ce jour là, il faisait chaud mais pas encore trop et les nuits sont fraiches en NZ. J’y reviendrai. Par contre on expérimente les lits dans le toit et on commence à trouver que le concept de toilettes sèches, en l’occurrence pas si sèches, a ses limites.

Le jour J+1, on découvre le bonheur de la vie sans télé, sans Wifi, sans 4G.
La température monte, on en profite pour faire une incroyable balade en vélo avant de se régaler le soir avec une bonne douche sans pression, sans possibilité de régler la température de l’eau… et en plus très influencée par la température extérieure: brûlant quand il fait chaud et froid le reste du temps.
Inès la première à passer à la douche a eu l’option 1.
Vivement une bonne nuit, sans clim avec les fenêtres ouvertes, et avec littéralement une horde de mouches des sables en début et fin de nuit (elles ne voient pas la nuit) mais avec les moustiques le reste de la nuit quand même.
Sans exagérer avec les sandflies, on est en ordre de magnitude des 10 plaies d’Égypte.
Je pense une fois de plus sans exagérer qu’Olivia et moi avons été piqués plus de 100 fois chacun.
Inès n’ouvre pas ces fenêtres comme tout bon adolescent de cette génération; donc rien a signaler pour elle!

Et en J+2; Alors que je suis déjà parti pour profiter du confort des toilettes publiques d’Hokitika, et de boire mon premier café juste en face du lever du soleil, (et sans blague, ici mais aussi ailleurs, les toilettes sont toujours propres quasi 24/24).
j’ai laissé les filles se faire réveiller par les vaches et les moutons qui beuglent à s’en faire péter la jugulaire et je ne parle pas du chat qui miaulait déjà comme un forcené lors de mon départ.

Comme j’avais laissé la fenêtre ouverte pour aérer un peu, il a décidé de continuer à miauler mais au pied du lit d’Inès.
Il a finit par se prendre un low kick et s’est rabattu vers la chambre d’Olivia où l’accueil a été beaucoup plus aimable.

Comme les 150 derniers chats il s’est fait renommer Bibisse, mais il ne s’en est pas offusqué.

Voilà déjà une raison pour laquelle on reparlera encore d’Hokitika avec affection dans 10 ans.

En parallèle, nous avons été très actifs et avons expérimenté et vécu des moments incroyables. Comme quoi c’est pas mal parfois d’avoir un logement dans lequel tu ne veux pas forcément rester.

Le premier jour Olivia nous a organisé une randonnée de 60 km en vélo électrique à travers une nature diverse et magique.

 

Le deuxième nous avons pris un peu de temps pour profiter des highlights locaux.

Et enfin le dernier en direction de Paringa, nous avons encore profité des miracles de la nature luxuriante … et en effet ce que produit la Nouvelle Zélande est empreint de beaucoup de finesse.
La nature brute de l’Australie et dans une certaine mesure de la Nouvelle Calédonie ont été remplacées par plus de délicatesse dans la manière dont les feuilles sont ciselées ou de raffinement et de variété dans la multitude des fleurs.
Probablement en raison d’un climat plus clément!

 

Enfin, en terme de souvenirs d’Hokitika, le meilleur pour la fin! Murphy’s law on connaît tous non ?

Dom vous a donc mis dans l’ambiance de la roulotte, donc à moi de vous raconter ma mésaventure !

Donc qui dit roulotte, dit forcément pas de place pour les bagages. J’avais donc prévenu Inès qu’on allait se préparer un petit sac avec juste l’essentiel (en gros trois culottes et une brosse à dent) à prendre dans notre tiny house…
et c’est là que que se joue la première tuile car si j’avais eu ma valise rien de tout ça ne serait arrivé.

Commençons donc par le début

Etape 1

On nous avais préparé un bocal rempli de « friandises » à distribuer aux chèvres et aux moutons, c’était notre dernière nuit (alléluia) et le bocal était toujours plein;
j’avais bien entendu envoyé Inès à plusieurs reprises sans succès ! Donc ni une ni deux, je lui propose de lui montrer comment faire !
Tout se passe bien jusqu’à ce que la vache débarque et là ça dégénère car j’ai un peu la frousse dès qu’elle ouvre la gueule ! sur ce Inès me dit, t’es pas cool maman cette pauvre vache n’a eu aucune croquette.
Je décide donc d’aller chercher une petite assiette en carton pour mettre les croquettes de la vache ! ça marche du tonnerre, elle a même failli bouffer l’assiette en carton !


Notre BA effectuée, nous décidons de rentrer et voilà t’y pas (merci l’expression de viocs !) que je trébuche sur la rigole métallique toute rouillée et me fait une bonne entaille sur le pied.

Vu l’état de la rigole et le sang qui coule je me sens obligée de désinfecter, manquerait plus que j’attrape le tétanos !!! C’est là que commence le hic!

Etape 2

Forcément le désinfectant est dans la valise qui est restée dans le coffre de la voiture. Je demande donc à Dom où il a mis les clefs et pars récupérer le désinfectant, ouvrir le coffre, sortir la valise, le produit, refermer la valise, la remettre dans le coffre et là…..

TADAM je referme le coffre avec les clefs à l’intérieur du coffre,
BRAVO Olivia c’est super, si vraiment (j’aime bien me parler à moi même 😉 )

En résumé il est 20:30, on repart tôt le lendemain matin et je m’agite frénétiquement sur chaque portière comme si le verrouillage n’avait potentiellement fermé que 3 portes… L’espoir fait vivre, mais pas longtemps

Etape 3

Annoncer la bonne nouvelle à Dom
– Dom je crois (non je suis certaine 😉 que j’ai fait une grosse connerie
– Ne me dis pas que tu as enfermé les clefs dans la voiture ! (il est futé non 😉

Le gros point positif avec Dom (malgré ses très nombreux défauts 😉 est qu’il ne s’énerve jamais. j’en connais qui aurait pêté un plomb pour moins que ça

Etape 4
Trouver une solution, je sors ma tablette et regarde un tuto sur YouTube pour cambrioler  sa propre voiture 😉 laisse tomber c’est super compliqué !
Je me décide à sonner chez les voisins et au deuxième ma bonne étoile est de retour !!! Il est cambrioleur, non je plaisante, il est garagiste !
Comme dans les films, ou presque, il a pris un cintre en métal et après 45 minutes de tâtonnage insoutenable il a réussi à crocheter et à ouvrir la porte.

Croyez moi, on a tous applaudi et on est allé se coucher épuisé mentalement.

C’est moi (Dom) qui ai choisi la photo de fin d’anecdote. Pour le souvenir nostalgique de mon enfance mais pas que…

Note d’Inès : c’est beaucoup trop long ton anecdote, attends regarde supprime ça, et ça et encore ça…. tu plaisantes Inès tu as supprimé tout ce qui me fait marrer 😉 ! t.e..  ! : !  2′ 1:. fait marrer 😉 !

TO BE CONTINUED…

7 réflexions sur “Hokitika forever!

  1. profitez des vans tant que je suis pas là, moi aussi je suis trop vieux pour ça… et pour ce qui est du reste, la conclusion reste toujours la même: pas de problèmes, que des solutions! cœur cœur

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  2. Le post m’avait échappé je suis allée le repêcher dans la corbeille ! Et là, après lecture, je me dis que ça valait vraiment la peine car je le trouve marrant et plein d’intérêt. J’aime vos aventures et la manière que vous avez de les raconter. Alors un grand merci ! Ici, nous sommes en mode hiver, il neige, il gèle et c’est le moment ou jamais de veiller à ses abattis ! Peuple aimé, merci de vos nouvelles, le meilleur pour la suite !

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